Suite à l’apparition de fuites de déchets radioactifs entreposés sur le site de Belgoprocess à Dessel, le député Eric Thiébaut est intervenu en séance plénière de la Chambre pour demander des explications au Secrétaire d’Etat en charge de la sécurité nucléaire.

Sans tomber dans la paranoïa, le député a rappelé que la sécurité nucléaire constitue une matière très sensible pour la population. Il a donc posé les questions suivantes :

Pouvez-vous nous assurer de l’absence de tout risque de contamination pour les travailleurs et pour les riverains des sites concernés?

Connaissez-vous le nombre exact de fûts de déchets concernés? Combien le sont potentiellement?

Est-on certain que le problème détecté est spécifiquement lié à la technique utilisée à Doel? De pareils risques pourraient-ils survenir sur d’autres sites, tel Tihange?

Enfin, pouvez-vous faire le point sur la situation et l’état d’avancement des enquêtes en cours?

Dans sa réponse, le Secrétaire d’Etat a indiqué que c’est un dossier important mais qu’il ne souhaitait  pas s’avancer à propos de chiffres qu’il ne connait pas, ni au sujet des résultats des travaux en cours qui ont été confiés à l’ONDRAF. « Toute la clarté dans ce dossier sera faite quand nous aurons acquis des certitudes ».

Il a rappelé que l’apparition de gélatine est un défaut de conditionnement à la base, il n’y a pas de doute là-dessus. Tout surcoût, toute augmentation devra donc être payée par l’exploitant de base. Pour les colis de Doel, c’est Electrabel; et pour les colis du CEN, ce sera le CEN.

« L’exploitant de base, celui qui a conditionné, devra payer l’ensemble des coûts supplémentaires occasionnés par des mesures que l’ONDRAF devrait, le cas échéant, exécuter, vu qu’elle a maintenant la gestion de l’ensemble des colis. Cela doit être extrêmement clair en la matière ».

« Un conseil d’administration se tiendra au siège de l’ONDRAF. Sur cette base, nous obtiendrons des informations transparentes. Cela ne me dérange aucunement qu’on puisse en parler en sous-commission Sûreté nucléaire au début du mois de janvier. Nous connaîtrons à ce moment-là les conclusions de ce conseil d’administration ».

« Enfin, comme vous, j’ai lu dans la presse les déclarations de ce cadre d’Electrabel. Cette personne connaît manifestement mieux les fûts que l’Agence de contrôle nucléaire et que l’ONDRAF! Je n’ai pas reçu de ces derniers les mêmes informations que lui. En tout cas, il est impossible à ce monsieur de soutenir cette thèse, étant donné que tous les fûts n’ont pas encore été examinés par l’ONDRAF. A-t-il exprimé un pressentiment? Est-ce une estimation personnelle? Je n’en sais rien. Toujours est-il que je préfère me fier aux chiffres que me communique l’ONDRAF. Comme il importe que ce dossier soit étudié dans la transparence pour maintenir la confiance et éviter qu’on ne se lance des chiffres à la tête, je propose de continuer cette discussion au sein de la sous-commission Sûreté nucléaire en janvier ».

Pour  Éric Thiébaut, il faut garder un œil sur ce dossier et exiger un maximum de transparence et de communications.

Voir l’intervention vidéo en cliquant le lien ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=BFQ4lCNYZrw

 

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