Nucléaire – Réaction d’Eric Thiébaut suite au redémarrage de Doel 3 et Thiange 2.

mai 24th, 2013

Le député Eric Thiébaut est revenu en Commission «  Sécurité nucléaire » de la Chambre sur le feu vert accordé par l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) pour le redémarrage des réacteurs de Doel 3 et Thiange 2, à l’arrêt depuis plusieurs mois pour causes de fissures.

Dans son intervention, le député a tenu à soulever plusieurs points relatifs à la communication d’Electrabel et celle du directeur général de l’AFCN, mais aussi rappeler la priorité absolue, à ses yeux, de la sécurité nucléaire et les dispositions à prendre par Electrabel pour l’exploitation de ces sites.

En ce qui concerne la communication d’Electrabel, Eric Thiébaut a regretté que l’électricien ait annoncé de « lancer les opérations de redémarrage d’ici deux à trois semaines » alors que le gouvernement n’avait pas encore donné son accord officiel. Le fait qu’Electrabel n’ait  mentionné ni l’Agence fédérale de contrôle nucléaire, ni Vincotte, ni  Bel V dans son communiqué de presse a donné l’impression que « tout était réglé « à sa manière », sans contrôle de l’Etat, sans mesures imposées par le Gouvernement et l’AFCN ». Ce qui pose problème pour le député.

La communication du directeur général de l’AFCN qui a osé une comparaison « maladroite » entre le nucléaire et la dangerosité de l’éolien a également retenu l’attention d’Eric Thiébaut. Pour ce dernier, « lorsque l’on a un rôle aussi important que celui de directeur de l’AFCN, lorsque l’on doit indiquer au Gouvernement la marche à suivre sur des dossiers aussi sensibles que le redémarrage de deux réacteurs nucléaires, un devoir de prudence et de bonne communication doivent être assumés ». Avant d’ajouter que « dans le secteur nucléaire comme ailleurs, si le risque zéro n’existe pas, il convient de faire en sorte que ce risque soit le plus bas possible, et que la communication faite autour de celui-ci soit exercée avec le plus grand sérieux ! »

Eric Thiébaut  a également tenu à déclarer que la présentation du directeur général de l’AFCN en commission l’avait rassuré et avait dissipé la plupart des doutes qu’il avait avant cette commission. Des doutes liés notamment à l’usage du « conditionnel » dans les différents documents à disposition des députés jusque là.

Enfin, Eric Thiébaut a rappelé que la sécurité nucléaire est une priorité absolue pour lui et le groupe socialiste. Aussi, dans le cadre de la relance des réacteurs de Doel 3 et Thiange 2, il a invité Electrabel à prendre toutes les mesures et les garanties nécessaires pour préparer au mieux la relance des deux réacteurs.

Accident de train à Wetteren – Eric Thiébaut a interpellé la Ministre de l’Intérieur.

mai 10th, 2013

Suite à l’accident de train survenu à Wetteren, le député Eric Thiébaut a tenu à interroger la Ministre de l’Intérieur pour faire le point sur la problématique liée aux secours et à la prise en charge des services d’urgence.

 Ci-dessous l’entièreté de son intervention au Parlement:

Je voudrais rendre hommage aux personnes qui travaillent encore actuellement, aux pompiers qui se sont avérés très efficaces et qui ont, peut-être, évité des conséquences beaucoup plus graves encore par leur savoir-faire et par la qualité du travail qu’ils ont mené sur le terrain.

Cela dit, nous avons dans ce dossier une impression de chaos en matière de communication de crise. Vous avez clairement expliqué la situation. Dans le cas présent, elle relève de la gestion provinciale, alors que lors de la dernière catastrophe, nous nous situions sur un plan communal. C’est le gouverneur qui a pris cette communication en charge. Mais est-ce bien à lui de communiquer?

Cette communication a été souvent trop rapide. Tout d’abord, il y a eu l’estimation des victimes. On a parlé de deux morts et ensuite, d’un mort. Des propos se sont voulu rassurants sur la non-nécessité d’évacuation, avant de se rendre compte qu’il fallait une évacuation à grande échelle, quand on a appris que l’acrylonitrile dégageait une substance gazeuse au contact de l’eau, avec des propriétés toxiques proches du cyanure. C’était quand même inquiétant!

Des conclusions ont été données sur les causes de l’accident et démenties par les premiers résultats de l’enquête. Je pense qu’on a communiqué beaucoup trop vite en la matière. Ce matin, vous avez parlé d’un problème. Or, dans la presse, on parlait de retour de riverains qui avaient dû évacuer et auxquels on avait donné l’autorisation de rentrer chez eux. Une fois à leur domicile, ils avaient dû de nouveau évacuer, parce qu’on avait retrouvé de vieilles canalisations, par lesquelles avait percolé un gaz toxique, selon la presse. Voilà qui fait également désordre!

On a entendu le gouverneur s’exprimer au JT francophone de 13 h 00, au cours duquel il expliquait qu’il était de son devoir d’informer rapidement la population. Sans doute, mais si la rapidité est une chose, l’exactitude des informations données en est une autre. Il faudrait qu’à l’avenir, on s’assure, lors des communications à la presse et à la population, de l’exactitude des informations que l’on donne. L’image qui a été globalement donnée n’était pas très positive!

Je crois qu’il serait bon d’auditionner le gouverneur, tout en disant qu’il est important qu’il soit sur le terrain aujourd’hui car il est de son devoir de coordonner le travail.

En ce qui concerne le travail qu’il reste à faire, il y a eu des appels aux unités opérationnelles de la protection civile de Brasschaat, Liedekerke, Jabbeke, Ghlin, Crisnée, Libramont. Pourriez-vous faire le point sur ce qu’il reste à faire concrètement?

La réponse de la Ministre de l’Intérieur, Joelle Milquet :

Certains ont, comme M. Thiébaut et d’autres, exprimé des éléments relatifs à la communication. Je voudrais vous entretenir de quelques points. Premièrement, cela n’est pas facile, pour personne, que cela soit demain un parlementaire de cette commission qui est bourgmestre, que cela soit n’importe qui, de tout prévoir dans une catastrophe. Immanquablement, les choses bougent. Il y a toujours un moment où un événement qui n’est pas prévu, une fusion chimique par exemple, peut se produire. Il est évident que, par conséquent, la communication évolue: ce qui a été dit à un moment doit être rectifié à un autre moment.

Cet élément doit donc également être pris en considération. Comme certains l’ont dit, il est préférable de s’exprimer quand on est sûr et que tout est confirmé, même s’il faut attendre une ou deux heures. D’ailleurs, nous avons demandé à des spécialistes en communication du Centre de crise d’apporter leur soutien. Mais il faut tenir compte de l’évolution constante, de la volonté de transparence, etc.

M. Thiébaut a demandé ce qu’il restait à faire, ce à quoi je lui réponds: beaucoup. Pour ce qui concerne le wagon, il faudra au moins quinze jours, voire trois semaines avant de pouvoir dégager la voie. On analyse actuellement s’il est préférable de brûler le wagon avec les substances restantes, s’il est préférable de le vider avec une pompe ou s’il est possible de le déplacer. Mais quelle que soit l’opération choisie, une évacuation sera nécessaire. En effet, aucun risque ne sera pris. L’opération devra donc être menée en prévoyant des zones de protection. Il faudra également, et avant tout, procéder à une analyse de sol pour s’assurer de la capacité de ce dernier à recevoir le matériel nécessaire pour effectuer l’opération, sachant que les wagons sont très lourds. Lorsque nous aurons reçu le feu vert, au moins quinze jours seront encore nécessaires. L’opération sera très lourde. C’est la raison pour laquelle les services d’Infrabel sont totalement impliqués. On leur a encore demandé, ce matin, de se rendre sur place pour bien expliquer les différents éléments.

Pour l’heure, nous procédons à une analyse constante de la situation. Je me rendrai encore une fois sur place, tantôt, pour procéder à un tour d’horizon des besoins complémentaires et des évaluations. De plus, il faudra contacter les services régionaux, outre ceux qui sont déjà en place pour ce qui concerne l’environnement.

Tarifs SNCB – Eric Thiébaut défend le billet préférentiel en faveur des «Seniors ».

avril 15th, 2013

Le député Eric Thiébaut a récemment interpellé le Ministre des Entreprises publiques pour lui relayer les revendications des associations des personnes âgées relatives au coût du billet « Senior » et les diverses restrictions que la SNCB leur impose pour un voyage.

Alors que les TEC, De Lijn et la STIB offrent la gratuité sans aucune restriction des déplacements à leurs usagers de plus de 65 ans, les représentants des « seniors » réclament avec insistance depuis quelque temps: d’une part, la levée des restrictions d’horaires matinales et, d’autre part, l’autorisation de voyager en toute liberté les week-ends de juillet et août.

Dans sa réponse, le Ministre rappelle que le billet ‘Seniors’ a été créé pour leur offrir un tarif préférentiel afin de promouvoir la mobilité des personnes de plus de 65 ans et qu’il n’a aucune intention de le remettre en cause.

Il a néanmoins indiqué que « supprimer les restrictions restantes aurait des effets négatifs non négligeables. En effet, pendant les heures de pointe, la SNCB est déjà confrontée à un manque de places assises. Sans restriction horaire, la SNCB devrait accueillir environ deux millions de voyageurs seniors sur ses trains de pointe matinale ».

Pour autant, le Ministre souligne et maintient les nombreux avantages offerts aux personnes âgées de plus de 65 ans. Ainsi, depuis le 1er février 2013, le prix d’un aller-retour avec billet Seniors est de 6 euros alors qu’il est de 10 euros pour un Go Pass et de 15,20 euros pour un Rail Pass. En outre, le prix d’un billet Seniors en 2ème classe reste trois fois moins cher que le tarif Omnio dans la même classe.

En ce qui concerne les revendications formulées, le Ministre y répond en partie favorablement  puisqu’il annonce que «  la SNCB a décidé d’étendre la validité du billet Seniors durant une partie de la période estivale et de limiter désormais les restrictions du 10 juillet au 20 août, au lieu du 1er juillet au 31 août auparavant ».

Une annonce appréciée par le député Eric Thiébaut.

Menace terroriste- Eric Thiébaut a interpellé la Ministre de la Justice !

mars 29th, 2013

Le député fédéral Eric Thiébaut est revenu en séance plénière de la Chambre sur l’opération policière qui a coûté la vie au terroriste Hakim Benlaghdem.

Selon les informations en circulation, l’individu s’apprêtait en effet à mener une action terroriste sur le sol belge.

Au centre des discussions, l’impressionnante quantité d’armes découverte à son domicile, la nature des activités de Benladghem et la collaboration entre les services de police, nationales et françaises.

Dans sa réponse, la Ministre a indiqué que le suspect franco-algérien est connu des services judiciaires belges depuis des années et qu’il a notamment été suivi sur son implication éventuelle dans les activités d’un groupe de terroristes d’un mouvement islamiste radical.

Elle a souligné que des perquisitions ont déjà été menées chez lui en 2010. Fin 2012, une collaboration d’entraide judiciaire avec la France a commencé car des informations prouvaient que l’individu était dangereux et se procurait du matériel paramilitaire. Une nouvelle enquête a ainsi été démarrée par le parquet fédéral en janvier 2013 et a abouti à l’interpellation mortelle.

La Ministre a confirmé que l’intéressé était bel et bien en train de préparer un fait de nature terroriste et que certains éléments laissaient penser que ce fait aurait lieu avant mercredi soir. D’où l’opération d’arrêter l’intéressé mardi.

Enfin,  « aucun élément ne vient corroborer la thèse d’un réseau » selon la Ministre..

Pour le député Eric Thiébaut, il est inquiétant de voir la quantité d’armes que l’individu a pu se procurer. «  Les armes retrouvées étaient tellement sophistiquées que même notre armée et nos services spéciaux n’en disposeraient pas ! » a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : «  Comment peut-on se procurer un tel arsenal dans notre pays? ».

À ce sujet, il a rappelé qu’il attend avec impatience la note-cadre de sécurité intégrale de la Ministre de l’Intérieur. Et son souhait que la note intègre des mesures spécifiques de lutte contre le trafic des armes et contre les réseaux mafieux qui l’alimentent.

 

 

Football – Le stade de Valenciennes, un exemple pour Mons-Borinage.

mars 23rd, 2013

Eric Thiébaut, député-bourgmestre de Hensies, président du PS de Mons-Borinage, et l’échevin des Sports montois, Pascal Lafosse, ont été reçus ce vendredi au stade du Hainaut de Valenciennes pour voir comment l’exemple nordiste pourrait servir de modèle chez nous.

 Objectif de la rencontre avec les dirigeants du club et les élus locaux: se nourrir de l’expérience de Valenciennes en matière de construction du nouveau stade et voir dans quelle mesure le modèle de finance et de gestion  peut être transposé à Mons.

A Valenciennes, la construction du stade a nécessité 85 millions d’euros, dont 65 fournis par Valenciennes Métropole – 35 municipalités pour 2000  âmes, un peu l’équivalent de notre IDEA – et 20 octroyés par le Conseil régional du Nord-pas de calais ( 4,5 millions d’habitants). L’enceinte y compte 20.000 sièges, dont 2000 VIP, 90 pour PMR, plusieurs salons et loges tout confort.

Pour Eric Thiébaut et Pascal Lafosse, cet exemple est la preuve que la problématique liée au stade Tondreau ainsi que le coût estimé pour terminer les travaux doivent dépasser le strict cadre montois.

Ensemble, ils soulignent qu’« à Valenciennes, on a voulu donner une dimension régionale au projet, qui n’est pas porté par la ville mais par la région ».

Selon les élus, il doit pouvoir en être de même pour Mons !

«  A voir le financement, et le mode de gestion de ce stade, on se dit qu’ une ville comme Mons ne saurait pas porter son stade sans le soutien de la Région Wallonne mais aussi de l’arrondissement de Mons-Borinage ». Et d’ajouter que «  dans la mesure où le montage financier réalisé à Valenciennes ne semble pas transposable en Belgique, un partenariat public-privé pour le stade de Mons est aussi nécessaire »

Eric Thiébaut vante enfin le rôle social et économique que pourrait jouer un stade de qualité pour notre région de Mons-Borinage. « Un stade de foot… c’est un lieu de rencontre pour les citoyens et pour les entreprises… Ca contribue aussi à améliorer l’image globale d’une région ».