Accord interprofessionnel – Rencontre avec la fgtb

Le 18 février dernier, une importante délégation de parlementaires de Mons-Borinage ont rencontré les délégués des régionales du Setca et des Métallos MWB.

A cette occasion, les députés socialistes se sont engagés à relayer et appuyer auprès des instances du parti les revendications de la base syndicale relatives au projet d’accord interprofessionnel, tel qu’amendé par le gouvernement fédéral.

Les points de discorde identifiés ne sont pas légion.  Le élus socialistes en ont identifié trois qui ne leur semblent pas insurmontables :

  1. Le blocage des salaires : la base syndicale souhaiterait que l’augmentation des salaires ne soit pas bloquée à 0,3 % mais que la possibilité de négocier cette marge reste possible dans les différents secteurs.  En effet, certains secteurs font actuellement de gros bénéfices (+ 37,4 % pour les sociétés du BEL20 par exemple).
  2. Dans le cadre de l’harmonisation des statuts ouvrier-employé, les avancées pour les ouvriers sont insuffisantes : les préavis sont à peine allongés, alors que le syndicat demandait 3 mois par tranche de 5 ans d’ancienneté, avec maintien du jour de carence.
  3. Le statut des employés recule de manière nette, puisque, d’une part, le chômage économique pour les employés est définitivement autorisé (à charge de la sécurité sociale) et que, d’autre part,  le préavis des employés dont le salaire est supérieur à 2.250 euros (donc une large majorité des employés) est raboté de manière significative.                                                                                                                                                                 

Les revendications exprimées n’impliquent en rien de nouvelles dépenses pour notre sécurité sociale et n’affecteraient certainement pas la compétitivité de nos entreprises.

Moyennant des améliorations sur ces trois points, la base syndicale de la FGTB serait disposée à approuver l’accord interprofessionnel amendé par le gouvernement, évitant ainsi un conflit social dont notre pays n’a nul besoin pour l’instant.

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