Santé des riverains autour des sites nucléaires en Belgique. Une priorité pour les députés Eric Thiébaut et Olivier Henry.

Suite à l’incident survenu en aout 2008 à l’Institut National des Radio-éléments de Fleurus (IRE), les Députés socialistes Olivier Henry et Eric Thiébaut se réjouissaient du vote à la Chambre d’une résolution recommandant des mesures de sécurité, d’information et de coordination à  y mettre en œuvre.
Cette résolution appelait notamment à la conclusion rapide de l’étude épidémiologique visant à analyser les effets possibles sur la santé des populations qui habitent aux alentours d’une centrale nucléaire ou d’un Institut comme l’IRE.

Ce mercredi 25 avril, la Ministre Onkelinx a réservé la primeur de la présentation de cette étude tant attendue, à la commission de la Santé publique. Elle portait sur l’incidence de nouveaux cas de leucémie aigüe chez l’enfant et de cancer de la thyroïde qui pourraient se développer dans un rayon de 20 km autour des centrales nucléaires de Doel, Chooz et de Thiange ainsi qu’aux environs des sites de recherche de Fleurus et de Mol-Dessel.

Parmi les enseignements, il ressort de cette étude :

* Qu’aucune augmentation de l’incidence de leucémie ni de cancer de la Thyroïde n’a été observée autour des centrales nucléaires de Doel et de Thiange.

* Qu’en ce qui concerne les sites de Mol-Dessel et de Fleurus, une légère augmentation de cas de cancer de la thyroïde a été observée en comparaison avec la moyenne régionale. Cependant, l’étude précise que des augmentations identiques, voire plus importantes encore de cas de cancer de la thyroïde avaient été observées en d’autres lieux sur lesquels aucun site nucléaire n’était implanté.

Au terme de la présentation de l’étude et des résultats scientifiques qui en découlent, les Députés socialistes ont clairement demandé d’une part aux chercheurs s’ils confirmaient que les résultats de cette étude ne sont pas inquiétants, et d’autre part, à la Ministre de la Santé quelles suites elle entendait donner aux conclusions de cette étude.

A la première question, les chercheurs ont répondu que les résultats ne sont pas préoccupants et que le risque n’est pas accru puisqu’une incidence légèrement supérieure de cas de cancer de la Thyroïde existe également dans des zones sans activité nucléaire, mais qu’une surveillance permanente devait être menée.

A la seconde question, la Ministre a précisé que l’étude serait poursuivie et affinée, surtout au niveau des données disponibles tant sur la période concernée que sur la localisation géographique de l’analyse.

Les Députés socialistes resteront attentif au suivi de cette étude, la garantie de la santé des riverains des sites concernés est en effet pour eux une priorité absolue.

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