La décision de réduire de quatre à trois jours le forfait remboursé aux hôpitaux pour la prise en charge d’une naissance provoque de sérieux problèmes.

J’ai ainsi interrogé la Ministre de la santé pour la sensibiliser sur les conséquences de sa décision.

Seize mois après le début de la mesure, non seulement les jeunes mamans se sentent pénalisées, mais les sages-femmes, qui soutenaient pourtant le principe d’un retour plus précoce à la maison, dénoncent les périls de cette situation.

Aujourd’hui, il arrive que certaines maternités fassent revenir les femmes quatre jours après l’accouchement pour effectuer des tests de dépistages néonataux. Il règne toujours un flou énorme dans l’organisation du retour à domicile tant pour les parents que pour les professionnels de la santé. Les aspects économiques prendraient bien souvent le dessus sur la prise en charge adéquate et visant à la sécurité des familles.

J’ai dès lors demandé à la Ministre si une évaluation de la situation était en cours et si des mesures pour améliorer l’organisation du retour à domicile des jeunes mamans ont été ou seront prises.

Dans sa réponse, Maggie De Block indique que si aucune réglementation n’oblige l’hôpital à réduire la durée de séjour à 48 heures, il existe cependant bien un risque financier pour lui. Avant d’ajouter que ce risque financier ne peut en aucun cas être un motif pour ne pas assurer la continuité des soins requis.

Elle annonce que sept projets pilotes ont été lancés dans le but d’examiner s’il convient d’adapter le financement. La qualité des soins demeure au centre des préoccupations. « Une étude a révélé que la réduction de la durée de séjour ne doit pas nécessairement avoir une influence sur la santé de la mère de son enfant, sur l’allaitement ou sur le taux de satisfaction de la mère. Afin de pouvoir confirmer cela au niveau belge, des indicateurs de qualité ont été liés aux projets pilotes. Une fois les projets finalisés, ces indicateurs devront permettre de déduire quelles mesures prises par les projets pour garantir la qualité des soins postnataux peuvent être généralisées. »

Elle rappelle que des mesures de sécurité minimales ont été instaurées, telles que des sages-femmes chargées de contrôler la mère et l’enfant dans les 24 heures suivant la sortie de l’hôpital. «  La prise en charge au domicile sera aussi adaptée aux besoins spécifiques de la mère. Une des conditions de sortie précoce est que la continuité des soins du post partum à domicile soit assurée (suivi prévu avec pédiatre, gynécologue, sage-femme, médecin traitant, kiné, etc.). » conclut-elle.

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