Le député Eric Thiébaut a interrogé le ministre de la Justice pour le sensibiliser sur la situation des gardiens de la prison de Mons dans un contexte où les coupes coupes budgétaires imposées par le gouvernement fédéral à la Justice sont lourdes, voire excessives.

Pour le député, l’amaigrissement continu du cadre de la prison de Mons risque, à court terme, de mettre en danger le personnel qui y travaille. Aujourd’hui, la prison montoise est, en effet, surpeuplée et dispose d’une infrastructure de sécurité totalement obsolète, ce qui pourrait entraîner toute une série de risques qu’il convient de ne pas minimiser.

Après une première restructuration, le cadre actuel à la prison de Mons n’est que de 235, ce qui est insuffisant selon les représentants du personnel. Ces derniers estiment qu’il devrait plutôt être de 249 équivalents temps plein pour faire face aux défis auxquels ils sont exposés.

Face à cette situation, Eric Thiébaut a demandé si un soutien pouvait être apporté aux agents pénitentiaires de la prison de Mons ? Si une valorisation du cadre et du statut des agents pénitentiaires de la prison était à l’ordre du jour étant donné la surpopulation qui y règne ?

Dans sa réponse, le Ministre a reconnu l’état de surpopulation. Il a ainsi indiqué qu’ «en date du 4 mars 2015, la prison de Mons comptait 413 détenus pour 307 places, répartis comme suit: 364 hommes pour 280 places, 49 femmes pour 27 places. Cela correspond à un taux de surpopulation de 34% pour l’ensemble de la prison et de 30% chez les hommes» .

Pour le ministre, «la situation à la prison de Mons n’est pas évidente mais n’est pas exceptionnelle. Le plan de personnel 2014 prévoit 232 équivalents temps plein. 224,60 équivalents temps plein travaillent actuellement à la prison de Mons, soit 97% de ce qui est prévu.»

Eric Thiébaut a aussi retenu les éléments suivants : « En fonction des résultats du contrôle budgétaire, je pourrai examiner s’il est opportun et envisageable de prendre des mesures spécifiques pour la prison de Mons. Des groupes de travail sont en cours pour notamment prendre en considération l’impact des mesures d’économie sur le travail du personnel. Cela vaut évidemment également pour la prison de Mons».

Pour le député, le fait que la situation de la prison de Mons «soit suivie de près» par le ministre de la Justice est un signe encourageant. Il reviendra donc vers ce dernier au moment opportun pour une nouvelle évaluation du cadre du personnel.

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