Discours du 1er mai au meeting de la Fédération

Mesdames, Messieurs,

Chers Camarades,

C’est une grande fierté pour moi de vous voir toujours aussi nombreux chaque premier mai dans ce magnifique parc communal de Baudour.

Un grand plaisir aussi de revoir tant de militants qui ne rateraient pour rien au monde ce rendez-vous.

Merci à vous, vous êtes le véritable cœur de notre parti.

Le premier mai, c’est toujours un grand moment de rassemblement pour l’ensemble du monde socialiste.

Dans cet esprit, la présence à cette tribune de Claudia pour nous parler au nom de la mutualité socialiste est un symbole très fort.

Depuis que je suis président, je rêve de voir aussi à cette tribune un camarade de la fgtb.  Je ne perds pas espoir et je sais qu’ils finiront par répondre positivement à mon appel.

Aujourd’hui plus que jamais toutes les forces de gauche doivent faire front face à la politique ultralibérale qui a plongé notre monde dans la crise !

Et dans ce contexte, je voudrais dédicacer à nos camarades du syndicat ces mots de François Hollande :

« Certains voudraient que la Gauche se divise, ils n’y parviendront pas ! Il n’y aura pas la Gauche contre la Gauche ! La Gauche de la protestation contre la Gauche du gouvernement, la Gauche des cortèges contre la Gauche des ministères, la Gauche de l’idéal contre la Gauche du réel…. Il n’y a pas deux Gauches, il y a une Gauche qui veut gagner, qui veut diriger, qui veut rassembler les Français. »

Ces mots, nous les avons entendus lors du meeting de Lille le 17 avril dernier, à quelques jours du premier tour de la présidentielle française.

Nous étions près de 800 militants socialistes belges à avoir fait le déplacement.  Nous voulions soutenir François Hollande dans son combat pour la présidence française !

Une victoire du candidat socialiste au deuxième tour marquerait un véritable tournant non seulement en France, mais aussi en Europe.

Cette Europe dirigée aujourd’hui par une droite qui n’a que le mot austérité à la bouche !

L’Europe des financiers, des marchés et des lobbies.

L’Europe conservatrice et libérale.

Cette Europe n’est pas l’Europe que nous voulons !

Nous voulons une Europe qui parle avant tout de croissance, d’emploi et de protection sociale.

Une Europe où les jeunes peuvent espérer trouver un emploi ; où les gens ont accès à des soins de qualité ; où les retraités ont droit à une pension décente.

Alors chers amis, chers camarades,

Dimanche soir, j’espère de tout cœur voir le visage d’un président socialiste apparaître sur les écrans de télévision française.  J’espère revoir les mêmes larmes de joie dans les yeux de mes parents, que lors de ce soir de mai 81, quand le visage de François Mittérand est apparu sur les écrans.

Au meeting de Lille, vous avez sans doute remarqué la présence d’un militant de notre fédération un peu particulier, un militant qui portait des lunettes et… un nœud papillon, un certain Elio Di Rupo…

François Hollande a rendu hommage à son travail et Martine Aubry a eu ces mots très juste en parlant de lui : « il est celui qui avec courage, détermination et intelligence a réussi là où tant avaient échoué pour redonner à la Belgique un avenir. »

Chers camarades,

J’ai parfois le sentiment que ce qui saute aux yeux de l’extérieur, ne coule pas toujours de source vu de l’intérieur de notre pays !

Alors il faut rappeler les choses :

Rappeler qu’il a fallu plus d’un an de négociation pour sortir le pays de la crise politique la plus longue de son histoire !

Rappeler que le parti le plus important de Belgique est aujourd’hui un parti séparatiste qui prône une politique ultralibérale !  Croyez-moi, au parlement je les côtoie au quotidien…

Rappeler qu’il a fallu trouver 13 milliards d’euros pour boucler un budget fédéral répondant aux exigences européennes !  C’est le plus gros effort budgétaire jamais réalisé !

Rappeler aussi que nous sommes en coalition avec 5 autres partis dont seul le Spa est vraiment de gauche !

Rappeler enfin que l’ultralibéralisme a plongé le monde dans l’une des plus graves crises économiques de l’histoire !

Et malgré ce contexte épouvantable, la Belgique a le gouvernement le plus social d’Europe, avec à sa tête un socialiste wallon !

Alors de grâce, ne retenons pas que les mesures difficiles qu’il a fallu prendre par exemple pour pérenniser l’avenir de nos pensions.

N’oublions pas que de nombreux pays européens ont été contraints d’imposer de terribles mesures d’austérité qui touchent de plein fouet les populations les plus faibles !  Vous avez sans doute vu les espagnols défiler dans la rue dimanche contre les mesures qui menacent leur système de soins de santé.

En Belgique, l’action des socialistes au gouvernement a permis le maintien des fondements de notre sécurité sociale !

Et nous avons été les seuls à défendre envers et contre tous le système d’indexation des salaires !

Chers amis,

Aujourd’hui il faut rendre espoir aux gens, leur adresser un discours honnête mais aussi volontariste et rassurant : oui, c’est difficile, mais nous allons nous en sortir.

Le PS va encore se battre pour apporter des réponses concrètes, pou relancer l’économie, pour soutenir le pouvoir d’achat et à la création d’emplois !

Au parlement, nous avons aussi le défi de concrétiser la réforme de l’état cette année avant les élections communales.

Nous devons aider les partis flamands qui ont négocié cette réforme de l’état, ceux qui veulent encore d’un avenir commun avec nous à gagner leurs élections communales !

L’heure est également à la mobilisation de notre parti en vue des élections communales et provinciales.

Aujourd’hui je suis fier de pouvoir annoncer que toutes les listes socialistes de notre fédération sont prêtes !

Le 24 septembre dernier, nous avions déjà désigné nos têtes de liste.  Rappelez-vous, tous les militants avaient été invités à choisir leur chef de file en participant à un poll !

Je me souviens de la réflexion d’un journaliste à l’époque sur le taux de participation à ce scrutin… Plus de 3000 militants s’étaient déplacés pour voter et il trouvait que ce n’était pas exceptionnel comme participation.  Et quand pour un autre parti, quelques dizaines de militants participent à la désignation de la tête de liste montoise, la presse nous présente ça comme un évènement !

Cette différence de traitement de l’information me surprendra toujours !

Pour les listes, la fédération a voulu laisser à chaque union socialiste communale le choix de la méthode de désignation des candidats.  La fédération a simplement demandé que le processus soit bouclé pour ce premier mai !

Je remercie donc toutes les USC d’avoir respecté ce timing.

Ce n’était pas si évident ! En effet, la confection de nos listes est un exercice difficile qui impose des choix et fait souvent des déçus.

Nous avons la chance d’être un parti où il y a généralement plus de candidats que de places disponibles sur les listes.  Ce n’est pas facile à gérer, mais c’est une richesse par rapport à d’autres formations politiques qui ne parviennent pas à trouver suffisamment de citoyens pour figurer sur leur liste !

Nous allons tous maintenant proposer un programme aux habitants de nos communes, réponde à leurs aspirations, à leur besoins.

Que veulent les citoyens, qu’attendent-ils de leur commune ?

Je crois qu’ils veulent d’abord vivre en sécurité, en sécurité dans l’espace public, mais également chez eux.

Ils veulent avoir un logement décent, même s’ils sont touchés par la crise économique.

Ils veulent pouvoir bénéficier d’une aide en cas de coup dur… Je parle d’aide sociale, je ne parle pas d’assistanat !

L’assistanat c’est autre chose, c’est l’argent qu’il a fallu donner aux banques qui ont joué l’argent des gens en le misant en bourse sur des produits toxiques !  Ce sont les exemptions d’impôts dont bénéficient les grosses sociétés via le système des intérêts notionnelles !

Les habitants de nos communes veulent aussi vivre dans un environnement de qualité, régulièrement entretenu.

Ils veulent pouvoir envoyer leurs enfants dans de bonnes écoles, près de chez eux.

Ils veulent vivre dans une commune qui offre un maximum de services : des infrastructures sportives de qualité, des bibliothèques, des crèches.

Ils veulent être protégés des inondations, ils veulent que leurs poubelles soient ramassées régulièrement pour un prix raisonnable !

Oui chers camarades, on attend énormément des pouvoirs locaux et en particulier de leurs élus.  Et le fait que 11 communes de Mons-Borinage sur 13 soient gérées par des socialistes ne peut donc être le fruit du hasard !  Et à la province aussi, les gens nous font confiance depuis de nombreuses années.

Certains vous diront que c’est le résultat d’une forme de clientélisme… mais quel clientélisme ?  Ne sont-ils pas au courant que depuis longtemps les possibilités d’offrir des emplois publics sont minimes ? Ne savent-ils pas qu’aujourd’hui la législation wallonne interdit à tout élu local de participer à l’attribution de logements sociaux ?

Mais non ce n’est pas le clientélisme qui fait gagner le ps, la confiance que les citoyens nous accordent, c’est d’abord la reconnaissance du travail mené au jour le jour par nos mandataires locaux.

Chers camarades,

Ce matin je voudrais aussi m’adresser plus particulièrement à nos candidats qui sont pratiquement tous présents.

Que vous soyez premier ou dernier sur votre liste, que vous soyez bourgmestre, échevin ou conseiller, que ce soit votre première ou votre dixième campagne, vous avez tous un rôle important à jouer dans la campagne qui démarre.

A tous les nouveaux et les plus jeunes, je me permettrai modestement de vous donner quelques conseils très simples, moi qui vais briguer un troisième mandat de bourgmestre :

Tout d’abord ne critiquer jamais un autre candidat de votre liste !  Rien n’est pire que de donner une image désunie, c’est en équipe que l’on gagne !

Soyez à l’écoute des citoyens, on ne peut pas convaincre sans d’abord écouter !

Soyez présent sur le terrain, la proximité est un des plus grands atouts de nos élus locaux !

Et enfin soyez fier de défendre les couleurs socialistes !

Car au-delà de la qualité de nos candidats, au-delà de la richesse de nos bilans communaux et provinciaux, c’est toujours la force de nos valeurs qui nous transcende.

 

Chers amis, chers camarades,

Du fond du cœur, je vous souhaite, une heureuse Fête du Travail !

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