Nouvelle matraque pour la police

Question orale à M. Patrick DEWAEL, Ministre de l’Intérieur sur la nouvelle matraque rétractable qui doit équiper la police locale

Le personnel de ma zone de police a attiré mon attention sur le nouveau modèle de matraque devant équiper les agents. De l’avis de nombreux policiers, cette nouvelle matraque pourrait s’avérer dangereuse à l’usage. J’ai pu la manipuler pour me rendre compte de visu.

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Déployée, il s’agit d’une barre d’acier d’environ 50 cm de long. Selon moi, cette arme risque d’occasionner de sérieuses blessures, surtout pour des policiers n’ayant pas une grande habitude à l’utiliser. J’ai donc décidé d’interroger le Ministre de l’Intérieur à ce sujet.

Eric Thiébaut (PS) : Monsieur le ministre, l’article 4 de l’arrêté royal du 3 juin 2007 relatif à l’armement de la police intégrée prévoit que les services de police disposeront à l’avenir d’une arme de frappe droite rétractable, autrement dit d’une matraque rétractable. Conformément aux dispositions prévues aux articles 22 à 24 de cet arrêté royal, une commission « Armement » au sein de la police fédérale a été chargée de choisir le type de bâton de police qui équiperait le personnel opérationnel. Je la suppose composée de spécialistes en la matière. Personnellement, j’estime de prime abord que cette arme est dangereuse vu le matériau utilisé pour sa confection. Ce danger concerne à la fois le personnel de police et les personnes qui devront être maîtrisées à l’aide de cette arme. J’ai d’ailleurs reçu de nombreux témoignages de policiers de terrain qui vont dans ce sens. En outre, le coût est assez élevé, notamment pour les zones de police. Pour ma zone de police, qui est petite, cela représente un peu plus de 8.000 euros. Pour étayer mon propos, monsieur le ministre, je me suis permis d’apporter la matraque en question. Je vais vous montrer son fonctionnement. (M. Thiébaut actionne le mécanisme.) C’est un engin plutôt rigide, en acier, que mes policiers ont peur d’utiliser. Or, cette utilisation a été imposée à tous les policiers de Belgique. Je me permets donc de vous poser la question. Je voudrais savoir si des formations sont prévues. Je voudrais ajouter à ce sujet que cette matraque m’a été prêtée par un formateur qui m’a dit qu’il s’agissait d’une arme formidable. Seulement, le formateur saura l’utiliser mais je ne suis pas certain que le petit agent de quartier dans nos petits villages sera tout aussi apte à l’utiliser. Vous pouvez l’examiner si vous le voulez, vous me la rendrez à la fin de la réunion. Je voudrais savoir également quelles directives et normes techniques vous avez fixées pour ce type d’armement. Une évaluation de son usage est-elle prévue? Pourriez-vous m’expliquer son coût? Je crois qu’il s’agit de 90 ou 100 euros pièce.

Patrick Dewael : Monsieur Thiébaut, quand vous parliez de formateurs, je suppose qu’il était question de formation policière, n’est-ce pas? Je plaisante. Monsieur le président, chers collègues, tout d’abord, je tiens à signaler que la demande de la matraque rétractable émanait principalement de la police locale. De nombreux corps de l’ex-police communale possédaient déjà, en vertu de l’arrêté royal du 10 avril 1995 réglant l’armement de la police communale, des matraques rétractables pour son personnel exerçant ses missions à vélo, à moto, en civil ou pour les maîtres-chiens. Ces personnels suivaient pour cela une formation spécifique. Le choix de la matraque rétractable comme arme de frappe individuelle résulte d’une proposition d’un groupe de travail « Armement », créé spécialement pour ce faire. Ce groupe était composé de policiers de la police locale et de la police fédérale, de représentants des organisations syndicales, ainsi que d’un formateur d’une école de police. Ensuite, l’arrêté royal, sous sa forme de projet, a été visé par tous les interlocuteurs concernés: police fédérale, commission permanente de la police communale et organisations syndicales. Le groupe de travail a opté pour le choix unique d’une matraque rétractable droite, car celle-ci correspond mieux aux attentes du personnel de terrain. Cette matraque peut être emportée et reste donc utilisable à tout moment; j’ignorais que vous nous en amèneriez un exemplaire. Dans un véhicule, la matraque droite est souvent rangée dans un vide-poches latéral par les chauffeurs des véhicules. De par son faible encombrement, la matraque droite rangée dans son étui diminue l’impression d’agressivité présentée par cet objet. Depuis plusieurs années déjà, il existe une formation à ce type de matraque. Elle est dispensée dans toutes les écoles de police. De plus, l’agent doit ensuite être régulièrement entraîné à son emploi. Il lui appartient en premier lieu, après avoir reçu la formation adéquate, de respecter celle-ci lors de l’usage de la matraque. Venons-en aux normes. Des projets de normes « armement » ont été rédigés par des spécialistes en la matière, puis soumis à l’avis de la commission de l’armement policier. Ces normes sont à chaque fois soumises à l’avis de la commission permanente de la police locale, des autorités de la police fédérales, ainsi qu’aux organisations syndicales. . La norme de la matraque se trouve déjà sur le site de la police fédérale. Si, lors de l’utilisation sur le terrain, des incidents se présentaient, pouvant remettre en cause l’emploi de ce type de matraque, le problème serait alors soumis à la commission d’armement policier. Pour ce type de matraque, la police fédérale a eu recours à un marché public accessible aux zones de police locale. Le coût par matraque est de 45 euros.Si une zone achète cette matraque de sa propre initiative, le prix sera probablement supérieur, à qualité égale, à celui obtenu par la police fédérale.

Eric Thiébaut (PS) : Monsieur le ministre, je ne suis pas tout à fait rassuré mais je pense que maintenant, vous êtes sensibilisé à certains problèmes. Je vous remercie.

Contact

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0478 54 14 31

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Quizz

Questionnaire de PROUST

Que représente pour vous le Paradis ?

Un monde où la mort ne nous séparerait jamais des gens qu’on aime

Que représente l’Enfer ?

Une société gérée par un pouvoir d’extrême droite

Quel est le comble de la misère ?

Vivre sans projets, sans espoirs.

Votre qualité préférée chez l’homme ?

L’humour

Votre qualité préférée chez la femme ?

L’humour

Votre vertu préférée ?

L’honneur

Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?

Leur fidélité

Pour quelles fautes avez-vous le plus d’indulgence ?

Les erreurs de jeunesse

Le principal trait de votre caractère ?

La ténacité

Votre principal défaut ?

La susceptibilité

Votre principale qualité ?

J’atteins souvent les objectifs que je me fixe

Votre drogue ?

La politique..

Votre rêve de bonheur ?

Je suis très heureux actuellement

Quel serait votre plus grand malheur ?

Vivre seul, sans famille, sans amis

Où aimeriez-vous vivre ?

J’aime beaucoup l’endroit où je vis !

Qui auriez-vous aimé être ?

Je me sens bien dans ma peau?

Le don de la nature que vous aimeriez avoir ?

Savoir chanter…

Aimez-vous le sport ?

Oui !

Votre occupation préférée ?

Quelque chose que je fais avec ma compagne, mais ça ne regarde que nous deux?

Vos prénoms favoris ?

Norma et Thomas

La couleur que vous préférez ?

Le bleu… Mais si !

La fleur que vous aimez ?

La rose

L’oiseau que vous préférez ?

L’aigle

Vos auteurs favoris en prose ?

Aucun en particuliers, je lis beaucoup dans tous les domaines

Votre compositeur favori ?

Mozart

Votre musicien/chanteur/groupe préféré ?

Les groupes U2 et Indochine

Votre peintre favori ?

Van Gogh et Dali

Votre réalisateur favori ?

Besson et Kubrick

Votre film préféré ou à conseiller ?

2001 l’odyssée de l’espace, le grand bleu

Vos acteurs/actrices favoris ?

Gérard Depardieu et Harrison Ford

Vos héros/héroines dans l’Histoire ?

J. F. Kennedy

Les faits historiques que vous détestez le plus ?

L’holocauste, la guerre du Vietnam, Hiroshima

Ce que vous détestez par-dessus tout ?

Le racisme

La réforme que vous estimez le plus ?

L’instauration de la sécurité sociale

Le fait militaire que vous admirez le plus ?

Le débarquement en Normandie

Vos nourriture et boisson préférées ?

Les pâtes et le vin

Etat présent de votre esprit ?

Serein

Avez-vous un regret ?

Les regrets sont inutiles.  Il ne faut pas regretter, mais transformer ses échecs en leçons pour l’avenir.

Comment aimeriez-vous mourir ?

En paix avec ma conscience

Votre devise ?

« Il faut accrocher sa charrue aux étoiles » (Jean Jaures)   

CV

Né à Mons, le 30 juin 1969 

Parcours politique

1994 entrée au Parti socialiste

1997- 1999 Membre du bureau national du PS

1999  Première candidature à une élection : 6° effectif au scrutin régional

2000 Candidat aux élections communales – 4° sur la liste PS

2001 Echevin des Finances et Environnement

Septembre 2001 Bourgmestre

2004 Candidat aux élections régionales – 2° suppléant

2006 Réélection comme Bourgmestre

2007 Elu comme Député fédéral

2010 Elu par les militants à la présidence de la Fédération socialiste de Mons-Borinage

2010 Réélection comme Député fédéral

2012 Elu Bourgmestre pour la troisième fois

Fonctions actuelles

Député Bourgmestre de la commune d’Hensies

Président de la fédération socialiste de Mons-Borinage (non rémunéré)

Parcours scolaire

Ecole maternelle et primaire à l’école communale de Thulin

Etudes secondaires à l’Athénée Royal de Quiévrain

Faculté polytechnique de Mons – obtention du diplôme d’Ingénieur civil en Mécanique (1993)

Parcours professionnel

1994  Ministère de la Région wallonne – Ingénieur à la Direction générale des ressources naturelles et de l’environnement – Chargé de l’analyse des plans d’égouttage des communes hennuyères

Responsable du développement d’un système d’information géographique au sein de la Direction

1996 Ministère de la Région wallonne – Ingénieur à la Direction générale de la Prévention des pollutions – Instruction des demandes de permis d’exploiter

2003 Chargé de mission pour Claude DURIEUX – Député permanent

2004 Chef de Cabinet d’Annie TAULET – Député permanent

Hobbies

Foot (en spectateur), jogging (en pratiquant)

Lecture, jeu d’échecs

L’histoire de l’antiquité, en particulier l’époque romaine

Premier article

Depuis que je suis devenu bourgmestre de la commune d’Hensies, je n’avais jamais ressenti la nécessité de créer un blog. En effet, dans une petite entité, le rôle du premier magistrat doit s’inscrire à 100 % dans la proximité. Chez nous, les citoyens veulent un contact direct avec leurs élus et ils ont raison ! Cependant, comme je suis devenu Député, mon action politique ne peut plus se limiter aux frontières de ma commune. Je dois donc d’utiliser tous les moyens modernes de communications me permettant de dialoguer avec un maximum de citoyens. Un blog constitue un formidable outil à cet usage. A mes yeux, un élu doit avant tout être à l’écoute et répercuter dans l’assemblée où il siège, les messages, les besoins et les inquiétudes des habitants de la région qu’il représente.

C’est la ligne que je me suis fixée et que je vais suivre dans les mois à venir.